Né en 1971 à Nantes, où il a passé ses quatorze premières années. Toulousain jusqu’au baccalauréat, puis Parisien jusqu’en 2010, il vit désormais à bord de son bateau, le Globe-flotteur 33 « Théorème », robuste et marin dériveur intégral en aluminium d’un peu plus de dix mètres.
Célibataire, sans enfant ni voiture ni permis ni télévision.
Docteur en philosophie (université Paris-X, 2002).
Après avoir onze ans travaillé en internat (dont six ans dans un lycée professionnel difficile), il a été responsable du centre de documentation et d’information d’un excellent établissement de classes préparatoires aux grandes écoles de 2008 à 2010.
Depuis 2005 directeur de la collection « Nous, les sans-philosophie » aux éditions L’Harmattan (Paris), en collaboration avec François Laruelle.
Responsable de nombreux séminaires, à l’université Paris-VIII, Télécom Paris-Tech et au Collège international de philosophie, entre 1998 et 2005.
Une quarantaine de publications, livres, articles, films et communications, en France et à l’étranger. Certaines ont suscité quelques remous. Toutes relèvent d’un même effort de pensée, que l’intitulé « Anti-philosophie comme gnose rigoureuse » serre au plus près.
Pensée-acte, ou théorisme, en vertu de quoi il a monté ou fomenté divers dispositifs de militance de la théorie – entendre : d’intensification de l’existence par la problématisation de la vie et le court-circuit de la pratique, matrice du semblant. Ne plus faire, ou alors l’Ange. Comme d’autres avant lui, dont la théorie fait tradition, il a, à son échelle, fait l’épreuve de l’impossible socialisation de la rébellion.
Navigue à la voile depuis tout jeune. Très impliqué aux Glénans dans les années quatre-vingt dix, il y a en particulier été formateur de moniteurs de croisière.
Après une dizaine d’années sans aller sur l’eau, il a fait en 2007 l’acquisition de son premier bateau, un Super Serpentaire, dériveur intégral insubmersible de 6,90 m en contre-plaqué/époxy, avec un programme de navigation au large en solitaire plusieurs mois par an. Le but étant de poursuivre son travail par d’autres moyens, ceux que lui donne le voilier de croisière institué en corps ou organon de théorie.
En 2010, il perd son emploi, lève de pénibles malentendus avec ses proches, vend ses quelques biens, déménage sa bibliothèque chez ses parents et quitte la région parisienne, mettant en œuvre son dessein de toujours : n’avoir plus rien qu’un bateau, et y vivre à l’année sans perspective de retour à terre.
Le voyage, petit ou grand, est donc possible ; il lui apparaît également souhaitable, au moins comme acte antisocial : ne pas servir la société ; y venir, à l’occasion.
Il estime aujourd’hui devoir et pouvoir organiser son existence elle-même comme dispositif théoriste au plus haut degré.